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        <title>Déjà demain - education</title>
        <description>Parce que &amp;quot;l'espérance est un risque à courir&amp;quot;, engageons nous dans notre avenir!</description>
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        <lastBuildDate>Sat, 31 May 2008 18:23:19 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Egalité des chances. Infirmité du sens.</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Sofimiko)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 10 Jun 2007 10:27:45 +0200</pubDate>
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                    &lt;a href=&quot;http://dejademain.hautetfort.com/media/01/01/93a523f84eea35924c1c3f9ff7c30624.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://dejademain.hautetfort.com/media/01/01/144f1cf12fc25043e7cface8c557c2a6.jpg&quot; alt=&quot;93a523f84eea35924c1c3f9ff7c30624.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;En quelques mots, que serait l'égalité des chances? Est-ce le fait de partir tous à niveau égal, sur un fondement tassé et nivelé? Qu'est ce que la chance? Le changement, la fatalité, l'inattendu? Il suffit en effet de quelques questions pour se sentir perdu, alors même que ce terme nous est chaque jour répété, rabâché, revendu.&lt;br /&gt; Rawls, fameux théoricien de la Justice (et père de la discrimination positive) décrit la notion ainsi « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;en supposant qu'il y a une répartition des atouts naturels, ceux qui sont au même niveau de talent et de capacité et qui ont le même désir de les utiliser devraient avoir les mêmes perspectives de succès, ceci sans tenir compte de leur position initiale dans le système social. &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;» (&lt;u&gt;Théorie de la justice&lt;/u&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Rawls&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Rawls&lt;/a&gt;). La définition communément admise indique que l'égalité des chances &quot;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;est une exigence voulant que le statut social des individus d’une génération ne dépende plus des caractéristiques morales, ethniques, religieuses et sociales des générations précédentes&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. (Allez savoir pourquoi, cette définition est proche de celle de développement durable...) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comment se prononcer alors même que la notion semble floue? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, l'égalité des chances est l'égalité des possibles. Elle signifie donc qu'une fois sur la ligne de départ, rien n'empêchera, ne bloquera la possibilité donnée à chacun d'atteindre la ligne. L'égalité des chances n'implique pas que le parcours sera le même pour tous: certains feront face à une piste plate et sans entraves, d'autres devront franchir d'inexpugnables murailles. Néanmoins, il existera toujours une manière de contourner l'obstacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'égalité des chances ne vise pas non plus à emmener chacun à BAC + 5. Elle n'est d'ailleurs pas circonscrite à l'Ecole. L'objectif est selon moi de mener chacun au plus loin et au mieux de ses possibles. En ce sens, l'Ecole a un grand rôle à jouer : celui de révélateur et d'accompagnateur. Bien sûr elle ne pourra à elle seule pallier les lacunes culturelles d'un fils d'ouvrier (je suis caricaturale, mais entre nous, on le sait, assez proche du vrai). Bien sûr elle ne saura pas faire d'un enfant des rues un enfant prodige. Elle peut néanmoins, appuyée par diverses instances _ dont les associations de quartiers, les fondations culturelles d'entreprise, les services sociaux _ offrir l'opportunité d'espérer et d'y croire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me ferai pas l'apôtre d'une utopie égalitariste, loin s'en faut. Je suis profondément  &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Bourdieu&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;bourdieusienne&lt;/a&gt; au sens où je partage la conviction du sociologue concernant les déterminismes, la reproduction sociale, et les inégalités de départ. Je pense cependant impératif de se poser comme idéal l'égalité des chances (telle que définit ci-dessus), sans pour autant se leurrer sur notre capacité à toucher l'absolu. On ne peut mettre en place de politique adéquate qu’en se posant un objectif fort et ambitieux, sans quoi nous devrons nous contenter de mesurettes, décousues et inopportunes. Je refuse une école de l'élite, un système de l'inégalité,  marquant une coupure entre élèves, milieux sociaux, et environnements culturels. Alors ne soyons pas aveugles quant à la difficulté de la tâche, ne nous voilons pas la face et regardons en face l'immensité  qui nous reste à accomplir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&quot;Rien n'est plus imminent que l'impossible&quot;! Victor Hugo.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Etudes de l'Observatoire des inégalités : &lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Ecole et étrangers : sous représentation dans les &quot;filières nobles&quot; &lt;a href=&quot;http://www.inegalites.fr/spip.php?article282&amp;id_mot=124&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;(...)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Accès à la culture &lt;a href=&quot;http://www.inegalites.fr/spip.php?article19&amp;id_mot=82&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;(...)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Composition sociale des filières, de la 6ème à la prépa &lt;a href=&quot;http://www.inegalites.fr/spip.php?article162&amp;id_mot=83&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;(...)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'exclusion par l'écrit &lt;a href=&quot;http://www.inegalites.fr/spip.php?article398&amp;id_mot=84&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;(...)&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pardonnez les fautes de frappe... J'ai peu dormi...
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                <title>Cultivons notre jardin, et notre culture?</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Sofimiko)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 26 Apr 2007 12:15:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://dejademain.hautetfort.com/images/thumb_journaux.3.jpg&quot; alt=&quot;medium_journaux.3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Selon l'Observatoire des inégalités, l'accès à la culture serait plus que variable en fonction de la CSP dont vous faîtes partie.  Rien d'étonnant me direz-vous? Non, en effet... Mais les pratiques culturelles ont un impact clairement plus fort qu'il n'y paraît sur la vie politique et sociale de notre pays. Ainsi, le fait que le loisir privilégié des Français soit  de regarder la télévision n'est en rien anodin sur leur manière de percevoir le monde. &lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'étude parue le 17 avril donne les résultats suivant : &lt;br /&gt;- Seuls 31% des agriculteurs et 32% des ouvriers lisent des livres* contre 83% des cadres et professions libérales et 70% des professions intermédiaires. &lt;br /&gt;- 66 % des cadres et professions libérales vont au musée, contre seulement 25 % des ouvriers. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pour le dire autrement, 36% des tenants d'un CAP ont lu un livre (au moins) dans l'année, 3¨1% sont allés au musée, et 17 % au théâtre ou voir un concert, contre respectivement 85%, 72% et 57% pour les titulaires d'un diplôme supérieur. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le beau n'est-il pas universel, accessible par les sens, intuitif? Le beau n’est-il pas le symbole du bien moral, selon Kant? Les politiques culturelles, notamment celles mises en place par ce cher Lang, ont individualisé les comportements culturels. Ce faisant, elles leur en ont donné un prix. Le fait est  que tout le monde n'est pas toujours prêt à payer ce prix. L'acceptation de ce dernier dépend évidemment du niveau de revenus, du lien acquis entre la culture et l'individu, de l'accès plus ou moins facilité aux musées ou théâtres. &lt;br /&gt;Les politiques culturelles sont donc très difficiles à mettre en place. C'est probablement la raison pour laquelle &lt;br /&gt;Nos candidats n'en parlent pas... Aborder l'éducation les peine, alors la culture! &lt;br /&gt;Hannah Arendt, dans La Crise de la culture, disait ceci : &quot;La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs.&quot;. N'est ce pas aux pouvoirs publics de faire en sorte que les loisirs cultivent? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je terminerai donc en citant Malraux, pour affirmer combien ce sujet doit être débattu, entendu, questionné et travaillé. Je le citerai pour montrer que rien n'est impossible. Je le citerai parce qu'il a été le tenant d'une politique culturelle ambitieuse, ouverte, et nationale : &quot;La culture... ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* BD, romans, livres pratiques, etc...&lt;/u&gt;
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                <title>Stagiaires de toutes les formations, unissez-vous!</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Sofimiko)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 07 Nov 2006 08:30:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://dejademain.hautetfort.com/images/thumb_profession_stagiaire.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_profession_stagiaire.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Il y a presque un an, « Génération Précaire » lançait un appel aux instances politiques afin de faire évoluer le statut des stagiaires. Que penser aujourd’hui de cette initiative ? Un an après, nous ne pouvons que constater et condamner l’accablant silence  qui a été opposé à ce collectif. Rien n’a concrètement été fait. C’est à peine si ces jeunes gens ont été reçus et écoutés ailleurs que dans quelques émissions télévisées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          Peut-être suis-je trop péremptoire : une mesure, « d’importance », a été prise. En avril dernier, une &lt;strong&gt;« Charte des stages étudiants en entreprise »&lt;/strong&gt; a été établie et signée par deux ministres. Ce document, rédigé en collaboration avec les confédérations patronales et étudiantes, proposait les mesures suivantes : mettre en place une convention de stage obligatoire et créer un contrat de travail spécifique aux stagiaires (fixant droits et devoirs du stagiaire, durée, et missions ; pas de référence à l’indemnité et à son montant). Par ailleurs, le gouvernement s’engage dans cette charte à étudier la possibilité d’un affranchissement des charges sur les 360 premiers euros perçus  par le stagiaire. Ne sont-ce pas là des propositions prometteuses ? &lt;br /&gt; Vous aurez compris l’ironie de mes propos, car malheureusement une charte n’est qu’un simple  accord de principe, en d’autres termes, une promesse. Elle n’assigne ni contrainte ni obligation à ses signataires, comme en témoigne l’omerta pesant sur la question des stagiaires depuis avril. Mais que sont devenues ces belles résolutions ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Une mesure de cette charte, a tout de même été prise. &lt;strong&gt;Désormais,  une entreprise n’aura plus le droit d’employer un stagiaire à la place d’un « véritable » employé. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je vous avoue que cela me laisse dubitative… Tout d’abord, qu’est-ce qui permet de juger de la pérennité/qualité d’un emploi ? Prenons l’exemple d’un recruteur stagiaire. Si son stage dure six mois, il sera évidemment amené dès son deuxième ou troisième mois de stage à réaliser des recrutements. L’étudiant est ainsi formé et acquiert de l’expérience. Quant à  l’entreprise, elle forme un jeune qu’elle pourra éventuellement recruter par la suite et qui ne lui coûte, il est vrai, pas grand chose.&lt;br /&gt;En somme,  cette mesure (si elle était suivie) impliquerait la suppression de centaines de stages enrichissants et instructifs. Et nous, pauvres stagiaires, serions ainsi confinés à ces fameux stages « photocopies », inutiles à souhait pour l’entreprise comme pour nous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Pour conclure, un dernier mot sur cette charte. Elle implique clairement les étudiants et les entreprises, mais visiblement pas l’Etat. Il est pourtant de notoriété publique que le plus grand pourvoyeur de stage non rémunérés (et pourtant adressés aux étudiants des meilleures universités et grandes écoles) est ce fameux monstre sacré ! &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’Etat, dans ces conditions peut-il de faire donneur de leçon ? &lt;/strong&gt;
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